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Articles

L'abbé Sieyès

Emmanuel Joseph Sieyès, par Jacques-Louis David (1817) Un personnage controversé Au 18 de la rue Boissy d'Anglas (voir plan ) vécut en 1794 l'ex abbé Emmanuel Joseph Sieyès, rédacteur de la fameuse brochure " Qu'est-ce que le Tiers-état? ". Dans celle-ci l’auteur voulut démontrer que le Tiers État représentait toute la France et était un pilier de l’économie. L’abbé acquit un rôle important dès le début de la Révolution. Député du Tiers État, il proposa que la Chambre du Tiers État se proclame Assemblée nationale. Il rédigea ensuite le texte du serment du Jeu de Paume et participa à la rédaction de la Constitution. Robespierre l'appelait "la taupe de la Révolution". Il en sera en tout cas le fossoyeur, puisque c'est lui qui fomentera le coup d'État parlementaire du 18 Brumaire, en 1799 ; coup d'État que Bonaparte transformera en putsch. Sous Napoléon, Sieyès continua sa carrière politique en devenant consul provisoire, pré...

Le vol des joyaux de la Couronne au Garde-Meuble

L'ancien Garde-Meuble, aujourd'hui Ministère de la Marine Sur la Place de la Concorde, des deux cotés de la Rue Royale, se trouvent des bâtiments jumeaux construits entre 1757 et 1772 par l'architecte Ange-Jacques Gabriel . Sur la droite l’Hôtel de la Marine (voir sur le plan ), abrite encore aujourd’hui le Ministère de la Marine et fut construit en 1772 pour accueillir le Garde-Meuble royal. Ce dépôt conservait des biens mobiliers et objets précieux attribués à l’usage des rois de France. La tradition du Garde-Meuble royal (anciennement l’ Ostel le Roy ) remonte à l’époque où les rois n’avaient pas de demeure fixe mais se déplaçaient d’une résidence à l’autre. Le Garde-Meuble devait ainsi pourvoir la cour en meubles et tapisseries pour ces demeures.   Dans une des salles du Garde-Meuble étaient également conservés les « joyaux de la Couronne » , une collection de pierres et bijouteries de grande valeur qui avait été constituée à partir d’un legs de François Ie...

Les Stein à Montparnasse

Gertrude Stein, by Van Vechten (1935) Une petite halte à la rue de Fleurus à Montparnasse où s'établirent les frères Stein au début du XXe siècle. L’écrivain et mécène d’art moderne Gertrude Stein , arrive des Etats-Unis peu de temps après son frère Léo , lui même peintre et critique d’art. En 1903, ils aménagent un petit pavillon de deux étages, au numéro 23 de la rue de Fleurus, relié à un atelier qu’on atteint en traversant la cour intérieure. D’abord Léo se servait de l’atelier pour ses propres peintures, mais très vite, le pavillon se transforme en galerie d’art moderne, car les mûrs se couvrent de tableaux que Léo et Gertrude achètent à la jeune génération de peintres encore méconnus par un grand public. Ils dépensent tout pour les peintres comme Picasso, Matisse, Gris, Braque qui font scandale partout ailleurs. Ayant pris l’habitude d’inviter les artistes, les poètes et écrivains de leur entourage, leur appartement devient rapidement salon mondain, d’abord artistiq...

La Révolution française à Paris: introduction

La liberté guidant le peuple, par E. Delacroix Un des guides thématiques à paraître prochainement sur l'appli  Blue Lion (iPhone et Android) portera sur la Révolution française à Paris. Philippe Boisseau nous conduit sur les lieux de cette page illustre de l'histoire de France et de l'Europe. Voici une introduction au premier parcours qui nous guide du Palais Royal à la place de la Concorde. 1789, ou plus précisément 1792 c'est, en France tout au moins, la fin d'un monde. Non pas la fin de la monarchie ; il s'en faut encore deux épisodes et deux empires, pour voir instaurer durablement la République. Mais c'est, indubitablement, la fin de la société féodale. Une nouvelle organisation économique et sociale, qui a germé pendant ce XVIIIe siècle dit "des Lumières", le capitalisme, s'affirme comme le mode de production dominant. Quelle que soit la forme des régimes qui suivront cette "Grande Révolution", ils seront marqués dorénavan...

Balade Palais Royal: la Galerie Vivienne

La galerie Vivienne Su la rue des Petits-Champs s'ouvre l'entrée principale de la somptueuse Galerie Vivienne. Ce fut l’une des premières galeries couvertes pour faire la jonction entre le Palais Royal et la Bibliothèque impériale, aujourd’hui nationale, commandée à l’architecte François-Jean Delannoye en 1823 par le Président de la chambre des notaires Marchoux. D’élégantes boutiques en bois sont recouvertes d’une verrière. Partout sur les murs apparaît un décor pompéien ou néo-classique : des déesses antiques et des nymphes dansantes portant dans les mains des couronnes de feuillages, des cornes d’abondances, des bouquets de blé afin d’exalter le commerce et la richesse. Dans la galerie principale, l’ancre et le caducée, symboles de la stabilité et du commerce, rythment l’intervalle des arcades et rappellent au promeneur la proximité du Palais Royal, le souvenir du Cardinal Richelieu, ministre de la navigation, et celui de Philippe-Égalité, fondateur du prototype des pa...

Marais: la Place des Vosges

Depuis l'Hôtel Sully l'on peut accéder directement à la place des Vosges. Ainsi le Duc de Sully pouvait-il rejoindre cette toute première place royale, voulue par son cher Henri IV . Nous sommes encore frappés aujourd’hui par cette impression d’intimité mêlée d’harmonie…Je ressens comme un privilège de pouvoir  la parcourir par ses arcades ou « à découvert »… C’est un des lieux les plus huppés de Paris où le prix du m2 atteint des sommets! Mais le Vert Galant l’avait souhaitée comme lieu de promenade, en un temps où Paris n’en possédait pas vraiment ; comme lieu de mise en scène également,  le glorifiant, lui, le Roi. N’oublions pas qu’il inaugure une nouvelle lignée, celle des Bourbons. En effet, après les grands troubles des Guerres de Religion , il était nécessaire de sceller par la pierre les nouvelles priorités gouvernementales. Tout d’abord, le Roi cherche à se légitimer, il n’est que le cousin d’ Henri III , et il ne faisait bien sûr, pas l’unanimité!

Tourist guides: How to organize a table of content on smartphones

In any tourism guide and other content-centric apps one of the most important tools is the table of contents, yes the old stubborn table of contents you usually find on old tech paper books.... Why is it so important? In the case of touring guides like the ones we are preparing and hopefully bring to you soon, tables of content are the actual way for the user to find his path on an itinerary. And the better the table the better the experience of his visit. Figure 1 So, how does a table of contents look like? Let us start with the traditional book-style table. The table will have different levels of content and can be quite structured like in the example shown in figure 1. The table allows the reader to quickly find his/her way through the content of your book or guide and, thanks to the page number, to find the content she wants to read. The approach on an app will be different, especially if the app needs to work on smaller screen estates, like an iPhone or an Android w...

Paris: introduction au Montparnasse des artistes

La Closerie des Lilas - réunissait le gotha des arts Montparnasse fait partie de ces endroits magiques, comme Montmartre et le Marais, qui incarnent le Paris des Parisiens. C’est ici que les intellectuels se donnent rendez-vous au café le jour et dans les brasseries la nuit, car les discussions enflammées autour de la peinture, de l’écriture et du cinéma n’ont jamais cessé. Dès le début du XX e siècle, les artistes et leurs modèles, les écrivains, les poètes pour ne pas dire leurs esprits, ont donné leurs identités à ces lieux. Durant les années 1910, Montparnasse est d’abord ce quartier mythique de l’effervescence artistique avec un goût marqué pour tout ce qui est russe : les ballets russes, les costumes portés par l’artiste et mécène Marie Vasilieff, la musique de Stravinsky, les peintures de Chagall, ou encore les salons littéraires d’Hélène d’Oettingen.  Durant quarante ans, dans les maisons et les passages des ateliers, les peintres Picasso, Matisse, Modigli...

Marais - l'Hôtel Salé

Quel drôle de nom pour un hôtel! Et pourquoi pas sucré ? En fait cette ample construction répond au désir d’un fermier des gabelles, Pierre Aubert de Fontenay, de se gonfler de son importance…comme « la grenouille voulant se faire aussi grosse que le bœuf ».  La gabelle était pendant l’Ancien Régime l’impôt principal, et portait sur le sel. Or, comme tout le monde avait besoin de sel, le fermier des gabelles, c’est à dire le receveur principal de cet impôt, était un homme riche et important. Molière, qui bien sûr fréquentait aussi le quartier, s’inspire de cet homme pour créer son « Bourgeois Gentilhomme », qui voulait tout faire pour ressembler aux nobles et se faire accepter d’eux. Sa vanité inspire la moquerie de ses voisins qui surnomment ainsi l’hôtel. Son destin suit d’assez près celui de Nicolas Fouquet, dont il est proche. Louis XIV connaît l’hôtel et l’envie. Le ministre tombe en disgrâce, Aubert de Fontenay aussi. Il meurt avant de voir son h...

Rome: Galleria Sciarra

The evolution of the passage (galleria) in Italy (after the early French galerie introduced by Philippe Égalité when he extended the Palais Royal). The galleria was built by Giulio de Angelis for the prince Maffeo Sciarra. The architecture is Art nouveau, or to use the Italian definition, Liberty.