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Affichage des articles associés au libellé Rousseau

Rousseau au salon de la Pouplinière

Alexandre Le Riche de La Pouplinière (ou de La Poplinière), riche fermier général, acheta en 1739 l’hôtel Villedo construit en 1662, qui se trouve aujourd’hui à l’emplacement d’un immeuble de la fin du XIXe siècle au n. 59 de la rue Richelieu. Il habita l’hôtel jusqu’à sa mort en décembre 1762. Important mécène de l’époque et grand amateur de musique, Alexandre Le Riche de La Pouplinière rassemblait de nombreux artistes dans son salon, dont le compositeur Jean-Philippe Rameau , qui y régnait en maître. Grimm lui a rendu hommage juste après sa mort, dans un article de la Correspondance littéraire du 15 février 1763: « C’était un homme célèbre à Paris, sa maison était le réceptacle de tous les états. Gens de la cour, gens du monde, gens de lettres, artistes, étrangers, acteurs, actrices, filles de joie, tout y était rassemblé. On appelait la maison une «ménagerie», et le maître le «sultan». » Rousseau, qui fréquenta assez souvent ce salon dans la seconde moitié des années...

Rousseau au Café Procope

Un des prochains guides Blue Lion est dédié à J.-J. Rousseau, dont on celèbre cette année les trois cents ans de la naissance. Il fut un des hôtes les plus assidus du Café Procope. Le Procope est un des plus vieux cafés-restaurants de Paris. Fondé en 1686 par Francisco Procopio dei Coltelli, un liquoriste sicilien converti au commerce de la limonade, le café devient vite un lieu à la mode. Procopio parvient à instaurer une ambiance festive dans un cadre au raffinement aristocratique. Il a surtout la chance que, trois ans après son installation, la Comédie-Française, née d'une ordonnance de Louis XIV, s'installe juste en face pour une durée de près de cent ans. Le Procope devient alors l’antichambre de la Comédie-Française. Après le spectacle, les acteurs, les auteurs et une partie du public y affluent. De La Fontaine à Zola, en passant par Saint-Simon, JJ Rousseau, Voltaire, Diderot, Beaumarchais, Stendhal, Balzac, Musset, Hugo, Verlaine, les plumes les plus illustres de la...

Jean-Jacques Rousseau à Paris

J.-J. Rousseau, par de la Tour Cette année est le troisième centenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. Nous lui dédions un guide de deux promenades retraçant sa présence à Paris, dont voici l'introduction. (Disponible pour iPhone et iPad et pour smartphones Android ).   On peut se demander pourquoi Rousseau qui a tant vanté les bienfaits de la nature, a passé autant de temps à Paris (au total une bonne vingtaine d’années de 1742 à 1778). Car Paris, on va vite s’en rendre compte lors de cette promenade, est pour le "Citoyen de Genève", le lieu de perdition par excellence. Surtout que son premier passage dans cette ville, au cours de l’été 1731, lui a laissé une impression plus que mitigée : Je m’étais figuré une ville aussi belle que grande, de l’aspect le plus imposant, où l’on ne voyait que de superbes rues, des palais de marbre et d’or. En entrant par le faubourg Saint-Marceau, je ne vis que de petites rues sales et puantes, de vilaines maisons noire...