Accéder au contenu principal

L'abbé Sieyès


Emmanuel Joseph Sieyès, par Jacques-Louis David (1817)
Un personnage controversé

Au 18 de la rue Boissy d'Anglas (voir plan) vécut en 1794 l'ex abbé Emmanuel Joseph Sieyès, rédacteur de la fameuse brochure "Qu'est-ce que le Tiers-état?". Dans celle-ci l’auteur voulut démontrer que le Tiers État représentait toute la France et était un pilier de l’économie.

L’abbé acquit un rôle important dès le début de la Révolution. Député du Tiers État, il proposa que la Chambre du Tiers État se proclame Assemblée nationale. Il rédigea ensuite le texte du serment du Jeu de Paume et participa à la rédaction de la Constitution. Robespierre l'appelait "la taupe de la Révolution". Il en sera en tout cas le fossoyeur, puisque c'est lui qui fomentera le coup d'État parlementaire du 18 Brumaire, en 1799 ; coup d'État que Bonaparte transformera en putsch. Sous Napoléon, Sieyès continua sa carrière politique en devenant consul provisoire, président du Sénat conservateur et comte d’Empire. En 1815, après la Restauration, il s'exila pour ne revenir en France qu' en 1830. 

Voici un extrait introduisant son texte sur le Tiers-État:
 
Qu'est-ce que le Tiers-Etat ? Le plan de cet Ecrit est assez simple. Nous avons trois questions à nous faire:

1° Qu'est-ce que le Tiers-Etat ? Tout.
2° Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l’ordre politique ? Rien.
3° Que demande-t-il ? A y devenir quelque chose.

On verra si les réponses sont justes. Nous examinerons ensuite les moyens que l'on a essayés, et ceux que l'on doit prendre, afin que le Tiers-Etat devienne, en effet, quelque chose. Ainsi nous dirons :

4° Ce que les Ministres ont tenté, et ce que les Privilégiés eux-mêmes proposent en sa faveur.
5° Ce qu'on aurait dû faire.
6° Enfin, ce qui reste à faire au Tiers pour prendre la place qui lui est due.


----------
© Blue Lion, Image: Wikimedia


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Palais Royal: les colonnes de Buren et la fontaine Sphérades

En entrant dans Cour d'honneur du Palais Royal, vous vous trouvez immédiatement au milieu de multiples colonnes noires et blanches de toute taille, émergeant du sol comme des arbres qui poussent. Lorsqu’on se penche par-dessus les deux puits qui se trouvent dans la cour, on s’aperçoit que les colonnes se prolongent en sous-sol. Elles déterminent donc deux niveaux, d’où le titre de cette œuvre in situ : Les deux plateaux . En 1986, sous la présidence de François Mitterrand , le Ministère de la culture et de la communication, logé dans la galerie des proues du Palais Royal, commande une sculpture pour la cour intérieure à l’artiste Daniel Buren . Cette œuvre sculpturale s’inscrit dans le cadre des grands projets de François Mitterrand, qui, dans les années 1980, souhaite transformer la ville musée en ville moderne en y introduisant l’art et l’architecture contemporains. Buren est membre fondateur du groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier et Toroni), qui, dans l’esprit des années 19...

Piranesi studioso del Mausoleo di Adriano

In occasione della pubblicazione della guida su Castel Sant'Angelo ci siamo interessati un momento alla bellissima serie di disegni del mausoleo di Adriano realizzati da Giovanni Battista Piranesi. Giovanni Battista Piranesi fu un grande studioso dell'arte romana e si fra gli altri monumenti dell'antichità si interessò anche molto a Castel Sant'Angelo. Nato nel 1720 a Mogliano Veneto, all'epoca sotto dominio della Serenissima, Piranesi si avvicina all'antichità classica e all'arte grazie alla sua famiglia. Suo fratello Andrea lo introduce alla cultura latina mentre lo zio, magistrato delle acque a Venezia, lo inizia all'architettura e al patrimonio monumentale. A Roma dal 1740, al seguito dell'ambasciatore di Venezia presso la Santa Sede Marco Foscarini, risiede a Palazzo Venezia e entra in contatto con cerchie artistiche, prime fra tutte quelle francesi della Accademia di Francia. Dalla collaborazione con alcuni artisti francesi nascono le p...

Il mottetto nel riposo durante la fuga in Egitto di Caravaggio

Il bellissimo dipinto di Caravaggio nella collezione Doria Pamphilj mostra un angelo di spalle intento a suonare un violino - di cui una corda si è spezzata - leggendo le note di uno spartito che San Giuseppe tiene aperto di fronte a lui. Le note ovviamente non erano messe lì a casaccio. Infatti, come si è appurato qualche tempo fa, si tratta di un mottetto del compositore fiammingo Noel Bauldewijn, il cui testo, non riprodotto da Caravaggio, è tratto dal Cantico dei Cantici. « Quam pulchra es, et quam decora, carissima, in deliciis! Statura tua assimilata est palmae, et tubera tua botris. Caput tuum est Carmelus, collum taum sicut turris eburnea.» « Veni, dilecte mi, egrediamur in agrum; videamus si flores fructus parturiunt, si floruerunt mala punica; ibi dabo tibi ubera mea. »  In italiano, « Quanto sei bella e quanto vaga, o mia carissima prediletta! La tua statura assomiglia a una palma, e i tuoi seni a grappoli d'uva. Il tuo capo è simile al monte Carmelo, il tu...