Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Palais Royal

Parcours du Palais-Royal: la Comédie-Française

La Comédie-Française Le Palais-Royal a depuis toujours abrité un théâtre, jadis situé à l’angle de la rue de Valois et de la rue Saint-Honoré, donc du coté opposé à celui de l'actuel bâtiment de la Comédie-Française. Sous Richelieu, il appartient à Corneille; pendant la régence d’Anne d’Autriche et le règne de Louis XIV il devient celui de Molière. Molière C’est sur la scène du théâtre que Molière, en jouant le rôle principal dans Le malade imaginaire , est victime d’un malaise qui lui sera fatal. Le 17 février 1673, après le spectacle, il est transporté à son appartement au n° 40 de la rue de Richelieu (rue parallèle à la rue Montpensier), où il meurt dans l’heure. Selon certains témoignages, le public l’aurait applaudi en croyant qu’il était en train de jouer son personnage. Une plaque sur la façade du n° 40 rappelle son souvenir et, quelques pas plus loin, toujours sur la rue de Richelieu, une sculpture monumentale surplombant une fontaine lui rend hommage en le représ...

Jean-Jacques Rousseau à Paris

J.-J. Rousseau, par de la Tour Cette année est le troisième centenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. Nous lui dédions un guide de deux promenades retraçant sa présence à Paris, dont voici l'introduction. (Disponible pour iPhone et iPad et pour smartphones Android ).   On peut se demander pourquoi Rousseau qui a tant vanté les bienfaits de la nature, a passé autant de temps à Paris (au total une bonne vingtaine d’années de 1742 à 1778). Car Paris, on va vite s’en rendre compte lors de cette promenade, est pour le "Citoyen de Genève", le lieu de perdition par excellence. Surtout que son premier passage dans cette ville, au cours de l’été 1731, lui a laissé une impression plus que mitigée : Je m’étais figuré une ville aussi belle que grande, de l’aspect le plus imposant, où l’on ne voyait que de superbes rues, des palais de marbre et d’or. En entrant par le faubourg Saint-Marceau, je ne vis que de petites rues sales et puantes, de vilaines maisons noire...

Confidentiel: notre premier guide est sorti!

Le premier guide thématique de Blue Lion, «Le Palais Royal : Entre Pouvoir et Culture», est désormais accessible sur le App Store de iTunes pour iPhone et iPad et sur Google Play Store pour les téléphones Android. Le Palais Royal est «la capitale dans la capitale», c’est une ville dans la ville qui ne cesse d’exciter les esprits. Peu d’endroits à Paris témoignent d’une telle concentration en événements historiques : entre prises de pouvoir, révoltes, fêtes et plaisirs éphémères, le palais accueille tantôt l’aristocratie, tantôt le peuple. Des personnages comme Richelieu, Corneille, Louis XIV, Molière, Lully, Diderot, Desmoulins, Charlotte Corday, Colette et Cocteau y ont habité ou ont fréquenté ses galeries, théâtres ou cafés. L'application, simple et fonctionnelle, offre des visites illustrées, des liens pertinents, des plans et, dans les prochaines éditions,  un support audio pour guider le visiteur. Les contenus, textes originaux riches de connaissances autour du thème...

La Révolution française à Paris: introduction

La liberté guidant le peuple, par E. Delacroix Un des guides thématiques à paraître prochainement sur l'appli  Blue Lion (iPhone et Android) portera sur la Révolution française à Paris. Philippe Boisseau nous conduit sur les lieux de cette page illustre de l'histoire de France et de l'Europe. Voici une introduction au premier parcours qui nous guide du Palais Royal à la place de la Concorde. 1789, ou plus précisément 1792 c'est, en France tout au moins, la fin d'un monde. Non pas la fin de la monarchie ; il s'en faut encore deux épisodes et deux empires, pour voir instaurer durablement la République. Mais c'est, indubitablement, la fin de la société féodale. Une nouvelle organisation économique et sociale, qui a germé pendant ce XVIIIe siècle dit "des Lumières", le capitalisme, s'affirme comme le mode de production dominant. Quelle que soit la forme des régimes qui suivront cette "Grande Révolution", ils seront marqués dorénavan...

Balade Palais Royal: la Galerie Vivienne

La galerie Vivienne Su la rue des Petits-Champs s'ouvre l'entrée principale de la somptueuse Galerie Vivienne. Ce fut l’une des premières galeries couvertes pour faire la jonction entre le Palais Royal et la Bibliothèque impériale, aujourd’hui nationale, commandée à l’architecte François-Jean Delannoye en 1823 par le Président de la chambre des notaires Marchoux. D’élégantes boutiques en bois sont recouvertes d’une verrière. Partout sur les murs apparaît un décor pompéien ou néo-classique : des déesses antiques et des nymphes dansantes portant dans les mains des couronnes de feuillages, des cornes d’abondances, des bouquets de blé afin d’exalter le commerce et la richesse. Dans la galerie principale, l’ancre et le caducée, symboles de la stabilité et du commerce, rythment l’intervalle des arcades et rappellent au promeneur la proximité du Palais Royal, le souvenir du Cardinal Richelieu, ministre de la navigation, et celui de Philippe-Égalité, fondateur du prototype des pa...

Palais Royal: les colonnes de Buren et la fontaine Sphérades

En entrant dans Cour d'honneur du Palais Royal, vous vous trouvez immédiatement au milieu de multiples colonnes noires et blanches de toute taille, émergeant du sol comme des arbres qui poussent. Lorsqu’on se penche par-dessus les deux puits qui se trouvent dans la cour, on s’aperçoit que les colonnes se prolongent en sous-sol. Elles déterminent donc deux niveaux, d’où le titre de cette œuvre in situ : Les deux plateaux . En 1986, sous la présidence de François Mitterrand , le Ministère de la culture et de la communication, logé dans la galerie des proues du Palais Royal, commande une sculpture pour la cour intérieure à l’artiste Daniel Buren . Cette œuvre sculpturale s’inscrit dans le cadre des grands projets de François Mitterrand, qui, dans les années 1980, souhaite transformer la ville musée en ville moderne en y introduisant l’art et l’architecture contemporains. Buren est membre fondateur du groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier et Toroni), qui, dans l’esprit des années 19...

Règlement du Palais Royal de 1782

Le règlement du Palais Royal a été créé à l'instigation de Louis Philippe d'Orléans , Duc de Chartres et futur Philippe Égalité, en 1782. L'objectif était clairement d'assurer un certain cadre à ce lieu de plaisir, à une époque où celui-ci est l'endroit préféré des Parisiens, célèbre pour ses rencontres galantes comme en témoignent de nombreuses gravures. Et oui, la police n'y avait pas accès en raison de son statut de domaine royal. Règlement du Palais Royal Chaque copropriétaire devra veiller à respecter et à faire respecter par sa famille, ses visiteurs et employés le règlement relatif au Palais Royal établi résultant des actes sus-analysés sous le titre « Servitudes » ainsi que celui établi par Monseigneur le Duc de Chartres le trois mai mil sept cent quatre vingt deux et déposé au rang des minutes de Maître Rouen, notaire à Paris, le même jour, ci après littéralement rapporté : « Ordonnance de son altesse Sérénissime Monseigneur le Duc de Chartre...

Paris - Palais Royal: l'immeuble "Bons Enfants" du Ministère de la Culture

L’immeuble des « Bons Enfants » du Ministère de la Culture et de la Communication, réalisé par l’architecte Francis Soler en 2004-2005, se trouve  sur la Rue Croix des Petit Champs ( situer sur Google Maps). Un immense filet en acier inoxydable tel une cuirasse couvre deux immeubles, l’un des années '80 et l’autre des années '20. La mégastructure présente des lignes arabesques cachant et dévoilant les bâtiments, ceci non sans rappeler le style art nouveau d’ Hector Guimard  qui avait révolutionné l’architecture en 1900. Francis Soler envisage en effet un geste architectural audacieux dans un quartier marqué par la Révolution française. Par ailleurs le message architectural doit aussi bien afficher la tradition que la modernité, témoigner des arts du temps que des arts de l’espace. Et personne ne se doute que cette structure est en réalité la transposition d’un tableau de la Renaissance italienne que l’architecte avait admiré dans le Palais de Té à Mantoue en It...